Burkina Faso : bon à savoir
Géographie
Anciennement dénommé Haute-Volta, le Burkina Faso est un pays enclavé d'Afrique de l'Ouest. Ses voisins sont la Côte d'Ivoire, le Mali, le Niger, le Bénin, le Togo et le Ghana. Avec près de 275 000 km² de superficie, il est neuf fois plus grand que la Belgique. Sa capitale, Ouagadougou, est une ville très animée.
Situé à la limite du Sahel, son climat est chaud et sec. La saison des pluies s'étend de juin à octobre avec, selon qu'on se situe au nord ou au sud du pays, de 300 mm à plus de 1000 mm de précipitations durant cette période.
Les paysages évoluent fort lorsqu'on se déplace du nord au sud. Au nord, les étendues sont désertiques et le climat aride. Sur le plateau central, les arbres se font plus présents. La latérite, roche chargée de fer, donne au sol une couleur rouge caractéristique et le rend peu propice à l'agriculture. Le sud-ouest bénéficie de pluies plus abondantes que le reste du pays. Les paysages sont verdoyants et les rendements agricoles meilleurs. De grandes plaines sont aménagées pour l'irrigation, mais leur mise en valeur reste décevante.
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Population
Burkina Faso
signifie 'pays des hommes intègres.' C'est vrai que, malgré l'importante
diversité ethnique du pays (plus de 70 ethnies recensées), on n'y ressent pas
les tensions que d'autres pays connaissent.
L'ethnie majoritaire du Burkina Faso sont les Moose (ou Mossis). La puissance du royaume Moose a perduré du 14e au 19e siècle, puis fut affaiblie par la colonisation française. Encore aujourd'hui, la chefferie traditionnelle joue un rôle important dans la conduite des affaires politiques du pays. Les autres ethnies importantes du pays sont les Gurmantche, les Bobos, les Senoufo, les Lobi, les Gourounsi et les Peulhs.
Le pays comptait, en 2006, 11 millions et demi d'habitants. Le taux de croissance de la population est élevé (environ 2.7 %) et caractéristique de l'Afrique noire. Plus de 16 % de la population vit en ville. Les grands centres urbains sont Bobo Dioulasso et Ouagadougou, la capitale, qui compte plus d'un million d'habitants. L'espérance de vie à la naissance était, en 2006, de 50 ans pour les femmes et 47 ans pour les hommes. Plus de 80% de la population adulte est analphabète.
Histoire
L'histoire du Burkina se confond largement avec celle du royaume Moose. La légende veut que Yenenga, guerrière et fille d'un roi du nord du Ghana du 14e siècle, s'y soit enfuie avec un chasseur avec lequel elle a eu un fils du nom de Ouedraogo (l'étalon). Petit à petit, l'administration Moose s'étend sur une bonne partie du Burkina actuel. Les populations autochtones acceptent leur présence parce qu'elles y trouvent une protection militaire contre les razzias des Touaregs et parce que les Moose ont l'intelligence de s'accommoder des coutumes locales. Par exemple, les responsables religieux qui président aux rites animistes ou à l'attribution des terres sont en général issus des populations autochtones.
En 1896, les Français conquièrent le pays. Il l'administreront jusqu'en 1958. Le 5 août 1960, le pays accède à l'indépendance. La période 1960-1983 est marquée par une succession de régimes et de coups d'Etat qui voient arriver à la présidence, le 3 août 1983, le capitaine Thomas Sankara. Celui-ci met en place un gouvernement révolutionnaire anti-impérialiste proche du bloc de l'Est et de la Libye. Un an plus tard, il change le nom du pays en Burkina Faso. En dépit des avancées concrètes de son gouvernement dans le domaine du développement et de la lutte contre la corruption, Thomas Sankara perd progressivement le soutien de la population. A gauche, on lui reproche d'avoir assoupli ses positions pour garantir l'aide internationale; à droite, on se plaint de la chute du niveau de vie. Le 17 octobre 1987, Thomas Sankara est assassiné et Blaise Compaoré, son compagnon des premières heures, prend le pouvoir.
Depuis 1987, le Burkina est considéré comme un des bons élèves des Etats d'Afrique de l'Ouest. Blaise Compaoré introduit des réformes démocratiques grâce auxquelles il retrouve les sympathies de la France et, réaliste, devient champion de l'ajustement structurel néolibéral prôné par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International en échange de l'aide internationale.
Blaise Compaoré a été fortement contesté dans son pays après l'assassinat, fin 1998, à la suite de l'assassinat du journaliste indépendant Norbert Zongo, qui enquêtait sur les agissements douteux du frère du président. Cela ne l'a pas empêché d'être réélu triomphalement la même année à la présidence de la République. Et une nouvelle fois en 2005.
Economie
Le
Burkina reste un pays majoritairement agricole. Les productions principales sont
tournées vers l'autoconsommation : sorgho, mil, maïs, arachides, etc. Depuis
quelques années, la production de riz prend une importance de plus en plus
grande, tandis que le gouvernement encourage les paysans à produire de l'or
blanc : le coton, principale source de devises pour le pays. Les techniques de
production sont traditionnelles et les rendements faibles. Quelques grandes
plaines ont bénéficié d'un aménagement pour l'irrigation, mais l'augmentation
des rendements attendue ne se concrétise pas en raison de problèmes
organisationnels.
L'élevage est également une source importante de revenus pour les paysans. Il est pratiqué de manière extensive et itinérante. Les femmes sont particulièrement actives dans l'élevage du petit bétail : chèvres, moutons et volaille.
L'industrie est peu développée. Elle concerne principalement la production de biens de consommation locaux et n'est pas tournée vers l'exportation. Enfin, le Burkina dispose de quelques ressources minières : or, manganèse et phosphate.
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