Vocation
La vocation de Dominique Pire : le couvent de La Sarte
"J'ai pensé très tôt être prêtre. Prêtre ou médecin, sans beaucoup dériver vers autre chose. Maman nous avait, mes soeurs, mon frère et moi, éduqués pieusement. J'étais un bon petit garçon. Du côté de l'âme, une piété sans détours. Je n'ai pas connu la crise du passage de la foi du charbonnier à la "foi adulte". Pas de problème... Mais depuis j'ai vécu avec les problèmes des autres, entouré de croyants appartenant à d'autres confessions et de non-croyants. Je me sens à l'aise parmi eux comme un poisson dans l'eau."
En 1927, en sortant de rhétorique, Georges Pire, s'inscrit au Petit Séminaire de Floreffe mais n'y est pas heureux. Le 14 septembre 1928, il entre au couvent de l'ordre des Dominicains, à Huy. L'ordre des frères prêcheurs rencontre ses aspirations :
"Soeur Cécile, une contemporaine de saint Dominique, a dit : "Sa religion est souriante, parfumée". Au couvent de la Sarte, c'était ainsi."
Après dix jours de retraite et la prise de l'habit, le jeune Georges Pire devient Frère Henri Dominique Pire. Novice, il consacre trois années à l'étude de la philosophie au convent de la Sarte à Huy
Dominique Pire fait ses études de théologie à Rome (de 1932 à 1936) et y est ordonné prêtre en 1934.
Il compléta cette formation par une licence en sciences politiques et sociales à Louvain, en 1936-1937.
Regagnant la Sarte en 1937, Dominique Pire est chargé de l'enseignement de la philosophie morale et la sociologie.
Pendant la guerre, il rejoint la résistance et y assume les fonctions d'aumônier.
En 1946, le Provincial de l'Ordre des Dominicains, le nomme curé de la paroisse de la Sarte. Il sera déchargé en 1953.
Pour en savoir plus sur son engagement social
