Ile de Paix de Bolama

 

Contexte

 

L'archipel des Bijagos, du nom de ses populations autochtones, est très isolé par rapport au reste de la Guinée-Bissau. Cet enclavement nuit à son développement, au sein d'un pays lui-même en plein marasme, faute de ressources conséquentes et d'une gestion adéquate.

 

Cet isolement constitue un vrai défi pour un projet de développement. 

 

L'intervention d'Iles de Paix s'est étalée de 1986 à 2003, tant dans la ville de Bolama qu'au profit des Bijagos (populations autochtones des îles) et d'associations de producteurs villageois.

 

 

 

 

 

 

 

Appuis

 

 

Pêche

 

Dès 1986, le projet se tourne vers la mer et tente de permettre une meilleure valorisation locale de cette ressource encore peu exploitée par les populations. Des formations à la pêche artisanale professionnelle sont organisées et des crédits proposés pour l'acquisition d'embarcations et d'équipements de pêche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chantier naval 

 

Parallèlement, le projet s'attache à consolider l'activité économique sur l'île de Bolama autour de la pêche et de l'artisanat. Un chantier naval soutenu par Iles de Paix de Paix produit des pirogues dont la réputation fait bientôt le tour du pays. Le bâtiment qui l'accueille abrite aussi une unité mécanique, une menuiserie, un atelier de construction métallique, etc. Des formations adaptées permettent à des autochtones de s'initier à tous ces métiers, puis de les exercer de manière professionnelle. C'est ainsi que se constitue progressivement à Bolama un véritable pôle artisanal, pouvant offrir localement des services très diversifiés.

 

 

 

 

 

 

Associations villageoises 

 

Des relations sont aussi nouées avec des associations villageoises de producteurs. Des appuis leur sont apportés pour qu'ils puissent diversifier leurs activités (pêche, horticulture, couture, etc.), notamment par la mise en place de petits fonds de crédit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pôle artisanal

 

A partir de 1998, Iles de Paix travaille à la structuration formelle des groupes d'artisans autonomes, qui se constituent en coopérative, et au renforcement de leurs capacités techniques et de gestion. Une nouvelle gamme de pirogues plus grandes (jusqu'à 18 mètres), adaptées au transport de passagers et de marchandises, permet de toucher une autre clientèle et de désenclaver davantage encore l'archipel. La coopérative des artisans inaugure alors des activités de transport maritime.


En 2003, le projet se termine par l'installation sur l'île d'une machine à glace d'une capacité de 4 tonnes par jour. Gérée par la coopérative artisanale, elle renforce son potentiel de rentabilité et permet une dynamisation des activités de pêche commerciale dans toute la zone de Bolama.