Ile de Paix de Diapangou
Contexte
La commune de Diapangou se situe
dans la province du Gourma (est du Burkina Faso). Elle compte 26 500 habitants
et une qurantaine de villages.
Iles de Paix y a entamé ses interventions en 2003, à la demande d'une association paysanne locale. Peu à peu, la collaboration s'est diversifiée à des groupements de producteurs villageois, à des associations de femmes et, depuis les élections locales de 2006, à la mairie de Diapangou, en appui à la réalisation de son plan de développement local.
Les deux axes principaux des activités sont le développement de l'économie rurale et l'amélioration des équipements et services publics.
Diapangou en bref: les appuis d'Iles de Paix en un coup d'oeil
Appuis
Consolidations agricoles
Les premiers appuis ont porté sur
le développement du maraîchage, une activité qui permet d'améliorer
l'alimentation quotidienne et de dégager des revenus par la vente des surplus
sur les marchés locaux.
Cinq périmètres maraîchers ont été aménagés et pourvus de moyens d'irrigation. Ils sont exploités par près de 150 producteurs.
Le gros chantier agricole fut malgré tout la construction d'un barrage dans le village de Panpangou. Un ouvrage impressionnant : une digue de 500 mètres de long et un bassin pouvant contenir près 700 000 m3 d'eau. Cette retenue a une vocation pastorale et agricole. 6000 bovins peuvent s'y abreuver et un périmètre irrigué de 25 ha a été aménagé à son aval. Il est exploité par quelque 380 producteurs de riz.
Par ailleurs, des cuvettes ou bas-fonds sont aménagés pour la pratique de la riziculture en saison des pluies.
L'appui à l'élevage se cocrétise par un programme d'embouche ovine.
Parallèlement, l'accent est mis sur la diversification économique. Un programme de soutien a permis l'amélioration et la professionnalisation de l'apiculture, jusque là très traditionnelle, et un fonds de microcrédit soutient les activités féminines.
Accès à l'eau et à l'éducation
Sur la base d'une cartographie des points d'eau de la zone, un programme a permis de répondre aux besoins des villages déficitaires. Une vingtaine de forages ont été réalisés et des artisans réparateurs de pompes ont été formés. Les villages concernés ont participé au financement et aux travaux de ces ouvrages. Les forages sont sous la responsabilité de comités de gestion qui prélèvent des redevances et assurent l'entretien et la maintenance. C'est important pour la durabilité de tels équipements.
La première intervention en faveur de l'éducation a porté sur la construction de classes supplémentaires au collège de Diapangou, qui a ainsi pu organiser un second cycle et passer au statut de lycée. Par la suite, le lycée a été électrifié pour l'organisation de cours du soir et l'accueil d'élèves supplémentaires.
une école primaire villageoise a été rénovée et deux autres construites, tandis qu'ont été bâtis des logements de fonction pour enseignants. La disponibilité de tels logements favorise la fixation des enseignants en zone rurale, ce qui ne va pas toujours de soi.
Des campagnes de sensibilisation en faveur de la scolarisation des enfants ont été menées dans les villages.
A noter encore, dans le secteur de la santé, la construction de deux logements pour infirmiers.
|
|
Capacités renforcées
Le renforcement des capacités
porte sur des domaines très divers. Formations et appuis techniques aux
producteurs agricoles, formations en gestion et organisation pour des
responsables d'associations paysannes locales, formations à la gouvernance à
destination des conseillers municipaux dans le cadre d'une communalisation qui
en est encore à ses premiers pas.
