Le Bénin : bon à savoir
Géographie
Résultat
d'un découpage colonial entre Français, Allemands et Britanniques, le Bénin a une superficie de 112 622 km2
et se présente comme une longue bande de 670 km, s'étirant du fleuve Niger au nord à
l'Océan Atlantique au sud.
Le Nord, caractérisé par des savanes et des sommets semi-arides, est le grenier du pays. Par contre, dans le centre et le Sud qui bénéficient d‘un climat équatorial, rien ne sert de conserver, il suffit de porter ce qu'offre la terre. La plaine côtière est parsemée de marécages, de lacs et de lagunes.
D'une manière générale, le pays est bien arrosé, de 900 à 1.300 mm par an, selon les zones. Avril et mai sont les mois les plus chauds, juste après que l'harmattan ait soufflé durant six mois et avant que la mousson n'apporte les pluies.
Les deux villes principales du pays sont situées au sud : Porto-Novo, la capitale administrative, et Cotonou, le fleuron économique du pays.
Population
Le Bénin compte 7 514 000 habitants, répartis en une quarantaine d'ethnies. La plus importante est celle des Fons, qui représentent près de 50 % de la population.
Population très jeune - les moins de 14 ans représentent 44 % du total - et en forte croissance (2,73 % par an) : elle a doublé entre 1995 et 2007.
Les deux tiers de la population sont animistes, et c'est au Bénin qu'a vu le jour le vaudou, qui est l'affirmation d'un monde surnaturel et aussi l'ensemble des procédures permettant d'entrer en relation avec celui-ci afin de s'en assurer la puissance et la bienveillance. C'est la traite négrière qui permettra à cette religion et à ses pratiques de se répandre largement dans les Antilles et en Amérique.
Histoire
D'abord organisé en lignages se regroupant chefferies, le pays s'est structuré à partir du 15e siècle en royaumes, notamment celui du Dahomey, une entité politique très organisée et très originale dans la région. C'est à la fin de ce 15e siècle que les premiers Européens, Portugais et Néerlandais, s'installent dans la zone côtière et y développent, avec le concours des autorités locales, la traite négrière. On parle alors de la Côte des esclaves.
En 1851, les Français font de la région de Cotonou un protectorat, puis s'imposent au roi du Dahomey à l'issue d'une série de conflits armés. Le Dahomey intègre en 1899 l'Afrique occidentale française (AOF). Ses frontières ont été tracées à la suite d'un accord conclu avec l'Angleterre, fixée au Nigeria, à l'est, et l'Allemagne, installée au Togo, à l'ouest.
Le Dahomey accède à l'indépendance en 1960 et entre alors dans une période de grande instabilité politique, qui perdurera une douzaine d'années, avant la prise de pouvoir par le capitaine Mathieu Kérékou. Celui-ci sera la personnalité marquante du pays durant de nombreuses années.
Président de 1972 à 1991, Kérékou inscrira son régime dans une voie marxiste-léniniste et rebaptisera son pays Bénin en 1975, du nom d'un ancien royaume jadis installé au Nigeria.
En 1991, une conférence nationale consacre le retour à la démocratie et Kérékou cède la présidence à son premier ministre et grand rival politique, Nicéphore Soglo. Il reviendra cependant au pouvoir en 1996 et sera à nouveau réélu en 2001 pour un dernier mandat.
En 2006, les Béninois ont enfin tourné la page des années post-indépendance en élisant Boni Yayi, un novice en politique, ancien président de la Banque ouest-africaine de développement. Les Béninois attendent de cet homme neuf qu'il travaille à la reprise économique du pays, lutte contre la corruption et impose une bonne gouvernance des affaires publiques.
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Economie
Le Bénin pâtit d'une économie peu développée et dépendant presque exclusivement du coton, qui représente 40 % du PIB et 80 % des recettes d'exportation.
Le pays peut compter sur quelques activités dans le secteur textile, des recettes issues d'un commerce régional transitant par le port de Cotonou et de maigres ressources pétrolières dans le golfe de Guinée. Mais c'est tout de même essentiellement l'agriculture qui constitue la colonne vertébrale de l'économie nationale. En dehors du coton et, dans une moindre mesure du cacao et de l'arachide, cette agriculture demeure majoritairement de simple subsistance : maïs, riz, tubercules, etc.
Manifestement, le Bénin souffre d'un manque d'opportunités économiques, ce qui explique qu'il ne figure qu'au 163e rang, sur 177, au classement du développement humain établi par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
