ILES DE PAIX Sud Infos Nord Focus Plan du site

Le soutien à l'élevage à Pangor

L'élevage est, après l'agriculture, la seconde grande activité productive dans la région de Pangor. Il concerne aussi bien les bovidés et les ovins que les petites espèces domestiques comme le cochon d'Inde (très apprécié par les Indiens !), les volailles ou le lapin.

Il s'avère d'emblée que l'obstacle majeur à un développement de cette activité, notamment au niveau des rendements, tient aux carences que présentent nombre d'animaux. Faute d'un pouvoir d'achat suffisant, les éleveurs ne peuvent acheter des bêtes de bonne qualité, les pâturages sont médiocres, voire malsains, le suivi sanitaire déficient et les techniques de gestion du cheptel, notamment en matière d'alimentation, plutôt rudimentaires.

C'est à tous ces problèmes qu'entend répondre le programme de promotion de l'élevage mis en place par l'Ile de Paix de Pangor. Le point d'amorce de celui-ci est l'action sanitaire, qui permet d'aboutir assez rapidement à une sensible amélioration de l'état du cheptel. S'ensuit l'organisation de formations de techniciens ruraux en santé et en gestion animales. Ces techniciens, issus des communautés, doivent être à même d'y introduire durablement de nouvelles pratiques d'élevage, d'y jouer aussi un précieux rôle de conseillers.

Les autres apports concernent l'amélioration génétique, la nutrition et le renforcement des infrastructures.

Les réalisations

L'action sanitaire

L'un des apports majeurs en ce domaine est la généralisation des campagnes de vaccination et de déparasitage. Tout d'abord mises en oeuvre par le vétérinaire du projet, elles se sont progressivement autonomisées en étant prises en main par les tecnicos campesinos, qui les organisent dans les différentes communautés. En 2000, quatre campagnes de vaccination (fièvre aphteuse et vaccination « triple ») ont été réalisées : 2.500 bêtes traitées appartenant à plus de 500 éleveurs. Si toutes les bêtes ne sont pas encore traitées (70 % environ), cela tient à la réticence de certains éleveurs et à la crise économique qui réduit les disponibilités financières des paysans.

Ces deux éléments nous ont amenés à explorer la piste de la remise en valeur de certaines connaissances et pratiques traditionnelles, alternatives moins coûteuses mais offrant des résultats satisfaisants. On peut par exemple effectuer des traitements de déparasitage en utilisant des plantes et produits naturels. Des analyses en laboratoire ont été effectuées pour valider cette solution qui permet actuellement de réduire l'utilisation de produits chimiques.

Il est clair en tout cas que le programme de prévention sanitaire constitue l'épine dorsale du volet élevage. L'amélioration notable de leurs revenus a provoqué chez les éleveurs une vraie prise de conscience de l'importance de ces pratiques. Ils en assument d'ailleurs aujourd'hui tous les frais de mise en oeuvre.

L'amélioration génétique

Pour améliorer la qualité du cheptel bovin, de nombreux crédits ont été accordés aux éleveurs pour l'acquisition de mâles de race. Des tecnicos campesinos proposent par ailleurs à ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter la location de très bons taureaux reproducteurs.

Diverses communautés ont de leur côté investi dans l'insémination artificielle qui offre une bonne alternative aux familles ne disposant que de ressources relativement modiques.

Ce volet amélioration génétique concerne aussi le petit élevage (ovins, cochons, cochons d'Inde et lapins) pour le développement duquel nous avons soutenu l'acquisition de nouveaux mâles reproducteurs. Dans le cas des ovins, l'amélioration génétique se réalise par le biais de prêts de reproducteurs pendant quelques temps. Ceux-ci sont ensuite transférés à d'autres communautés.

La nutrition

La région manque de fourrages et surtout de fourrages de qualité. Il convient donc d'agir sur les pâturages. Certains doivent être assainis, d'autres se prêtent à l'introduction de nouvelles espèces plus nutritives. Des tests ont été effectués sur un certain nombre de variétés, suivis d'une mise en exploitation des meilleures d'entre elles. Améliorer le fourrage disponible localement, tant en qualité qu'en quantité, est un préalable à une intensification de l'élevage et à une augmentation des rendements des bêtes (viande et lait).

Les apports en sels minéraux et vitamines contribuent aussi à une amélioration de la santé et du rendement des animaux. Les tecnicos campesinos assurent à cet égard un suivi continu auprès des éleveurs. L'administration de ces précieux apports s'est largement vulgarisée dans la région de Pangor.

Les infrastructures

Un soutien a été apporté à l'installation et à l'amélioration de petites installations telles qu'étables, enclos, couloirs de vaccination et de déparasitage, abris pour cochons d'Inde ou lapins, porcheries... Tous ces équipements permettent une meilleure gestion du cheptel, un contrôle sanitaire accru et, partant, l'obtention de meilleurs rendements.

>En savoir plus sur le soutien à l'agriculture

>En savoir plus sur le soutien aux dynamiques paysannes

 
 
 [infos] [sud] [nord] [focus] [plan du site] [accueil]

© 2000-2003 Les Iles de Paix ASBL - info@ilesdepaix.org - webmaster@ilesdepaix.org