Systèmes alimentaires durables

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Chez Iles de Paix, nous mettons toute notre énergie à soutenir des systèmes alimentaires qui respectent la planète et puissent nourrir les humains aujourd’hui et demain.

Dans sa mission générale de recherche et d’expérimentation de modèles de développement alternatifs, Iles de Paix se focalise sur la promotion des systèmes alimentaires durables c’est-à-dire la promotion de systèmes de production, commercialisation et consommation de la nourriture :

  • Qui garantissent à tous le droit à l’alimentation;
  • Sans compromettre les bases économiques, sociales et environnementales nécessaires à la sécurité alimentaire et nutritionnelle des générations futures.

Ce choix se justifie compte tenu des enjeux importants qu’il englobe au niveau local (en particulier pour les familles rurales du Sud qu’Iles de Paix appuie) et au niveau global (sécurité alimentaire et résilience face au changement climatique).

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Garantir pour tous le droit à l’alimentation

Le droit à l’alimentation, un droit humain

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Le droit à l’alimentation est un droit humain. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 proclame que « Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ».Le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels précisera la notion en 1966 et déclare que « les Etats reconnaissent le droit fondamental qu’a toute personne d’être à l’abri de la faim ».

Pour Iles de Paix, le droit à l’alimentation recouvre

  • Le droit à la sécurité alimentaire et nutritionnelle
  • Le droit à la souveraineté alimentaire

La sécurité alimentaire et nutritionnelle

Selon le Comité de la Sécurité Alimentaire mondiale, la sécurité alimentaire et nutritionnelle existe lorsque tous les êtres humains ont, à tout moment, un accès physique, social et économique à une nourriture saine dont la quantité consommée et la qualité sont suffisantes pour satisfaire les besoins énergétiques et les préférences alimentaires des personnes, et dont les bienfaits sont renforcés par un environnement dans lequel l’assainissement, les services de santé et les pratiques de soins sont adéquats, le tout permettant une vie saine et active. »

Il s’agit d’un fameux défi que de faire respecter ce droit. En effet, il y a aujourd’hui 815 millions de personnes qui souffrent de sous-alimentation (la plupart d’entre eux sont des agricultrices et agriculteurs), 2 milliards de personnes qui souffrent de carences en micronutriments essentiels, comme le fer, la vitamine A ou l’iode tandis que l’obésité augmente sur tous les continents et touche aujourd’hui 650 millions de personnes.

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Le droit à la souveraineté alimentaire

Le droit à la souveraineté alimentaire est le droit des peuples à définir leurs propres systèmes alimentaires et agricoles, sans que ceux-ci ne portent préjudices aux droits des autres peuples.

Ce concept, porté par les mouvements paysans et sociaux du Sud et du Nord, insiste sur le droit des peuples à choisir démocratiquement la façon dont ils produisent la nourriture et s’alimentent, remettant ainsi en cause la dynamique de libre-échange agricole au niveau mondial qui impose des prix extrêmement bas, et une concurrence difficilement supportable pour la majorité des paysans.

La souveraineté alimentaire insiste sur l’importance fondamentale de l’agriculture et de l’alimentation, qui remplissent de multiples fonctions (nutritionnelles, sociales, environnementales, culturelles). L’agriculture ne peut donc se résumer à sa simple fonction de fourniture de marchandises, c’est ce qu’on appelle la multifonctionnalité de l’agriculture.

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Le saviez-vous ? Les paysans sont les principales victimes de la faim

Il y a un énorme paradoxe concernant la faim : la majorité des personnes qui en souffrent sont justement des agriculteurs, ceux qui vivent de la production de l’alimentation ! Les personnes qui souffrent de la faim sont ainsi pour 50% des agriculteurs, pour 20% des familles de paysans sans terre, qui vivent également de l’agriculture mais souffrent d’un manque d’accès à la terre, et pour 10% des pêcheurs, chasseurs et des éleveurs pastoraux. Cela fait donc une proportion de 80% de personnes sous-alimentées qui sont directement liées à la production alimentaire. Quant aux derniers 20%, il s’agit de pauvres urbains qui vivent dans les bidonvilles. Eux aussi sont liés à l’activité agricole car il s’agit souvent d’anciens agriculteurs qui ont quitté la campagne pour la

ville, tentant d’y trouver de meilleures conditions de vie.

Le constat est donc sans appel : la faim est intrinsèquement liée à la pauvreté dans le secteur agricole des pays du Sud.

Face à ce constat de sous-alimentation, la réponse politique s’est bien trop souvent limitée à un souci de production : si nous produisons plus, la faim va disparaître. Mais dans un monde qui produit bien plus qu’il n’en faut pour remplir l’ensemble des estomacs, il est nécessaire de réfléchir prioritairement à l’accessibilité aux aliments et à la lutte contre la pauvreté.

La sécurité alimentaire et nutritionnelle des générations futures.

Afin de permettre aux générations futures de bénéficier de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, il est indispensable de transformer notre système alimentaire actuel. Celui-ci est en effet peu durable et a un impact très important :

  • Sur la biodiversité (déforestation, utilisation des sols, pesticides)
  • Sur les ressources naturelles (utilisation importante des énergies fossiles, de l’eau, du phosphore)
  • Sur les nappes phréatiques, cours d’eau et même les océans (concentration de nitrates, de phosphores et de pesticides)
  • Sur les sols (érosion)
  • Sur le climat (gaz à effet de serre)

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