Les communes de Tibga (11 500 habitants) et de Diabo (43.500 habitants) se situent dans la province du Gourma, à l’est du pays tandis que les communes de Goughin (35.000 habitants) et de Baskouré (11 500 habitants) se situent dans la province de Kouritenga, dans le centre-est.

Les Iles de Paix de Baskoure, Diabo, Diapangou, Gounghin et Tibga

Quelques Statistiques :

  • 100 000 personnes touchées directement
  • 12 écoles primaires + 14 classes de secondaire + 43 logements pour les enseignants
  • 2154 femmes bénéficiaires du microcrédit
  • 46 producteurs formés à l’apiculture
  • 180 fermes agro-écologiques de 1 ha chacune
  • 107 ha de rizières aménagées
  • 4 barrages pour l’abreuvement des troupeaux et la culture irriguée
  • 94 forages et 14 puits d’eau potable + formation de 8 réparateurs
  • 1 dispensaire + 2 logements pour infirmiers
Statistiques de l'action des îles de paix

Le contexte

Le contexte

Le Burkina Faso est l’un des pays les plus pauvres de la planète. Son climat sahélien rend particulièrement difficile la production agricole et il ne dispose que de peu de ressources économiques.

Iles de Paix est présent dans ce pays depuis 1982. D’abord à Yalogo, au nord, et depuis 2000  dans la région est.

Les Burkinabés sont à 80% agriculteurs et éleveurs. Ils sont extrêmement dépendants des pluies qui ne tombent que pendant 3 mois par an. De plus, les terres sont pauvres. Les rendements ne sont donc pas bons.

Les familles manquent de nourriture et d’eau potable. L’accès à l’école est difficile pour de nombreux enfants.

 

Les partenaires d’Iles de Paix au Burkina Faso

Le contexte

Les solutions d'Iles de Paix depuis 2001

  1. L’alimentation

    • Augmenter la production et la durabilité des systèmes productifs: agriculture familiale durable au niveau des céréales et du maraîchage.
    • Construire des barrages qui retiennent l’eau de pluie qui servira à arroser les champs en saison sèche.
    • Sensibilisation à la nutrition sur le projet PRESAM.
    • Travail sur la fertilité des sols: Associations culturales, techniques culturales adaptées (zaï/demi-lune), cordons pierreux….
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  2. L’élevage

    • Conserver le foin dans des fenils.
    • Aviculture: 150 poulaillers créés et 150 producteurs formés dans le cadre du projet PRESAM.
    • Recherche/action : embouche ovine et croisement avicole et caprin.
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  3. Activités génératrices de revenus

    • Aider les femmes à démarrer une activité économique.
    • Améliorer le quotidien des familles.
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  4. Le développement local

    • Informer la population de ses droits et devoirs citoyens.
    • Soutenir l’élaboration de plans de développement
    • Renforcement capacités des autorités locales
    • Sensibilisation des populations en matière de citoyenneté
    • Création d’espace de dialogue/lien entre la population et les élus
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L’alimentation

Amélioration de l’agriculture familiale durable

  • LE MARAICHAGE – Des périmètres ont été aménagés et pourvus de moyens d’irrigation. Ils sont exploités par près de 150 producteurs. Une activité qui permet d’améliorer l’alimentation quotidienne et de dégager des revenus par la vente des surplus sur les marchés locaux.

  • DES BARRAGES – La construction des barrages permet d’avoir une réserve d’eau disponible pendant les 9 mois de saison sèche. Cette eau est utilisée pour abreuver le bétail et irriguer des champs installés en aval. Les agriculteurs y cultivent du riz, des légumes et des céréales traditionnelles. D’abord pour leur consommation et puis pour la commercialisation.

  • DES BAS-FONDS – Des diguettes de pierre et de terre retiennent l’eau dans des cuvettes aménagées pour la culture du riz. Cette technique permet d’obtenir des rendements de 4 tonnes à l’hectare contre 1,5 en riziculture pluviale traditionnelle. Une centaine d’hectares ont été aménagés, ce qui représente un potentiel de production très important. Iles de Paix a fourni aux cultivateurs un accompagnement de proximité : diffusion de semences de qualité, formations techniques, mise en place de pépinières, etc.

L’élevage

Améliorer l’élevage

L’APPUI À L’ÉLEVAGE – Plus de 700 producteurs ont suivi des formations sur les techniques de culture, de fauche et de conservation du fourrage. 25 fenils ont été construits. La filière lait a été développée, via l’amélioration de l’élevage et la commercialisation du lait.

Activités génératrices de revenus

Améliorer les revenus des femmes

Pour permettre aux femmes de développer de petites activités économiques leur assurant des revenus complémentaires, Iles de Paix soutient les femmes qui souhaitent développer des activités génératrices de revenus. Avec ses partenaires locaux, Iles de Paix assure la formation de ces femmes aux techniques de production et à la gestion financière de leur activité. Un accompagnement de proximité leur est apporté pour s’assurer de la bonne appropriation des techniques apprises.

Fin 2015, 400 femmes ont été touchées par cette activité dans le cadre du projet PRESAM.

Le développement local

Les communes étant relativement jeunes, leurs conseillers communaux sont souvent peu au fait des tâches qui leur incombent. Des formations à la gestion locale, aux enjeux de la décentralisation, au fonctionnement d’un conseil communal ont été organisées. Les membres de comités villageois de développement et des responsables d’organisations paysannes ont aussi bénéficié de formations visant à les aider à assumer pleinement leur rôle.

Si je reçois un poisson, je mangerai un jour. Si j'apprends à pêcher, je mangerai toute ma vie.