Iles de Paix, une organisation soucieuse de la condition de la femme

Les discriminations arbitraires sont profondément injustes, révoltantes. Atteintes aux droits fondamentaux de chacun, elles sont incompatibles avec la vision d’Iles de Paix. Elles reposent, dans le monde, sur plusieurs critères parmi lesquels on peut mentionner l’ethnie, la religion, l’orientation sexuelle, la nationalité et le sexe. La plus universelle des discriminations et celle qui fait le plus grand nombre de victimes est toutefois celle qui touche les femmes. Dans ce contexte, leur accorder une attention particulière n’est que justice.

En outre, compte tenu du rôle spécifique qu’elles jouent traditionnellement dans de nombreuses sociétés, les femmes peuvent souvent y être des leviers privilégiés de développement.

Enfin, Iles de Paix lutte pour la réduction des inégalités. Nombre d’entre elles atteignent des femmes.

Iles de Paix opte à cet égard pour des solutions durables et structurelles : enseignement, formation, accès à la décision.

Résolutions

Dans ses interventions au Sud, Iles de Paix prévoit, dans ses programmes, non seulement des activités dédiées aux femmes, mais vise à avoir un effet durable sur les différences sociales apparemment structurelles entre les hommes et les femmes. Cette question est prise en compte, de façon transversale, dès l’identification et la formulation des interventions en prévoyant si nécessaire des processus de consultation spécifiques pour les femmes. Des indicateurs appropriés doivent être mis en œuvre afin de mesurer les résultats atteints. Cette intention générale se manifeste de différentes manières : réalisation d’un diagnostic des inégalités de genre dans chacune des régions d’intervention de l’association, formation continue des équipes et partenaires, recherche action permanente sur le sujet.

L’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire a, à Iles de Paix, une fonction émancipatrice. Il n’existe pourtant pas d’émancipation sans liberté de pensée, d’expression et d’action, de telle sorte qu’échapper aux conditionnements sociaux qui déterminent, en Belgique, les rôles des garçons et des filles est partie intégrante d’un projet d’éducation à la citoyenneté mondiale et solidaire. La question du genre, telle qu’elle se pose ailleurs dans le monde, mais aussi en Belgique, est dès lors une des composantes de ce programme à Iles de Paix. Cela se manifeste par plusieurs interventions.

Iles de Paix, comme personne morale, prend également, tant à son siège qu’à ses représentations décentralisées (Bruxelles, Huánuco, Natitingou, Fada N’Gourma et Arusha), les mesures raisonnables[1] qui apportent leur pierre à l’édifice d’une société plus respectueuse de toutes ses composantes. Il en résulte notamment les dispositions suivantes :

  • décision des instances d’équilibrer le nombre de femmes et d’hommes au sein de l’Assemblée générale et du Conseil d’administration ;
  • intégration de la question du genre dans les thématiques privilégiées de l’ECMS ;
  • prise en compte collective des contraintes liées à la grossesse et à la maternité

La présente déclaration pourra être complétée par des notes stratégiques et/ou notes internes précisant les modalités d’application.

 

[1] Par « mesures raisonnables », on entend celles qui présentent un bon rapport entre l’impact obtenu et le coût d’opportunité en termes de réalisation de l’objet social d’Iles de Paix, pour lequel l’association reçoit le soutien du public et des pouvoirs publics.