Yiéga, notre nouveau reportage au Burkina Faso

 

 

Ana habite dans le village de Yiéga, en Afrique au Burkina Faso. Elle vit avec sa maman Sibidi, son papa Arzoumbouga et ses 7 frères et sœurs. Elle aime danser, écouter les musiques qui passent à la radio et jouer avec les voisins, les enfants de Bouro et de Kiri. Ses voisins et ses parents sont agriculteurs et Ana les aide avec ses frères et sœurs.

Au Burkina Faso, les agriculteurs rencontrent beaucoup de difficultés et doivent s’adapter au réchauffement de la planète, à la sécheresse et aux crises alimentaires. On parle de résilience, d’être capable de rebondir en cas de coup dur.

C’est possible en formant les villageois pour qu’ils apprennent de nouvelles manières de cultiver. L’agroécologie regroupe des techniques simples et durables, respectueuses de l’environnement, sans pesticides ni produits toxiques. Bouro cultive des légumes comme des aubergines, des tomates, des oignons en utilisant du fumier. Lui et ses voisins cultivent aussi des céréales traditionnelles comme du mil et du sorgho. Ils stockent les récoltes dans des greniers pour pouvoir avoir à manger tout au long de l’année. En variant les productions, les producteurs évitent de tout perdre si une récolte ne pousse pas.

Grâce à l’élevage de poules, les familles ont une alimentation plus saine et diversifiée, car les œufs apportent des protéines. Les œufs peuvent aussi être vendus en cas de nécessité, si un enfant est malade par exemple. La culture du riz a aussi été proposée aux familles pour varier et améliorer la qualité des repas. Certaines femmes ont été formées à la transformation du riz. Elles vendent ensuite ces produits au marché pour avoir un peu plus d’argent. Ces activités  permettent d’envoyer les enfants à l’école et de payer les soins de santé.

Pourtant produire plus de nourriture et vendre les aliments cultivés ne suffit pas. Il faut aussi manger de manière équilibrée. Pour cela, des formations en nutrition sont organisées pour apprendre à bien nourrir les bébés et à cuisiner pour une alimentation plus saine et diversifiée. Des agents communautaires, comme Kiri, réunissent les populations pour les sensibiliser sur les problèmes de santé et pour trouver des solutions pour éliminer la malnutrition.

Il y a une évolution positive. Avant, ils ne mangeaient qu’une seule fois à midi. Aujourd’hui, ils mangent trois fois par jour des repas plus riches et plus diversifiés; cela leur permet d’être en bonne santé. Ils peuvent à présent transmettre cette façon de vivre à leurs enfants ainsi qu’aux autres populations du Burkina Faso.

Yiéga, version longue (12 ans et plus): 14’30

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Yiéga, version courte (8 à 12 ans): 14’30

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