L’ÉDITO DE FRÉDÉRIC TRIEST
Volontaire et membre de l’Assemblée Générale


Ce numéro de Transitions pose une question qui touche toutes celles et ceux qui, de près ou de loin, s’intéressent à Iles de Paix : qu’est-ce que l’engagement « volontaire » ? Comme de nombreuses autres initiatives citoyennes, Iles de Paix a été fondée sur la conviction que tout un chacun peut prendre part à la construction d’une société plus solidaire, plus juste et plus durable.

Au départ de tout engagement bénévole, il y a généralement une prise de conscience des problèmes qui nous entourent, le sentiment que quelque chose ne tourne pas rond dans notre monde, une envie de changer les choses, et la conviction que des solutions existent. Il y a aussi le constat qu’il reste un vide à combler pour que ces solutions se concrétisent, que s’en remettre uniquement à l’action de l’État ou au « système » pour combler ce vide ne suffit pas. Nous décidons alors de nous mettre en action, chacun en fonction de nos moyens et de nos ressources, pour contribuer à la mise en œuvre de ces solutions.

La dimension « volontaire » de l’engagement renvoie à l’idée qu’il y a quelque chose de non monnayable : nous sortons de la logique « travail rémunération » et plaçons notre utilité sociale au cœur de la démarche. La question du sens que nous donnons à notre participation à la vie en société – au-delà de notre vie familiale, notre emploi, notre position sociale, etc. – est ici centrale. Nous avons quelque chose à donner « gratuitement » qui dépasse notre intérêt purement personnel. Nous souhaitons contribuer à quelque chose de plus grand que nous même, ajouter notre pierre à l’édifice du bien commun.

Il existe évidemment une multitude de thématiques et de formes d’engagement. Celles-ci dépendent de notre vécu, de ce qui « résonne » en nous : croyances, visions du monde, valeurs, sensibilités politiques, centres d’intérêt, etc. Nos émotions (joie, tristesse, peur, compassion, colère, culpabilité, etc.) influencent aussi le choix de la (ou des) cause(s) que nous décidons de défendre et la manière dont nous le faisons. Mais si nous devions désigner une chose que toutes les personnes engagées ont en commun, ce serait l’espoir. Face à l’ampleur des défis auxquels l’Humanité est confrontée, il est essentiel de le garder vivant, de rester optimiste, inlassablement. Car tant que l’espoir persiste, ensemble rien ne nous est impossible.


Cet édito est tiré du magazine Transitions n°140 consacré au volontariat


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