Renforcer l’accès à l’eau en Tanzanie

La Tanzanie est frappée de plein fouet par les changements climatiques. L’imprévisibilité météorologique grandissante entrave les efforts de réduction de la pauvreté et de développement rural. L’augmentation des températures et, surtout, la diminution des précipitations conduisent à des déficits de production importants. La production alimentaire en Tanzanie, qui repose encore presque exclusivement sur l’agriculture pluviale, laisse les agriculteurs et les communautés rurales vulnérables à des régimes de précipitations de plus en plus irréguliers et à des conditions climatiques extrêmes. Au cours des décennies à venir, les prévisions indiquent que les rendements des cultures les plus importantes seront en danger. Alors que le maïs, les haricots, le sorgho et le riz sont à la base du régime alimentaire tanzanien, cette diminution constituera une menace pour la disponibilité alimentaire et les moyens de subsistance.

Dans ce contexte, une composante importante des programmes d’Iles de Paix en cours dans la région d’Arusha consiste à renforcer l’accès et l’utilisation rationnelle des ressources en eau à usage agricole. Au niveau des familles paysannes soutenues, le programme facilite la construction de réservoirs de récupération d’eau de pluie, auxquels sont associées des petites pompes à pédales permettant l’alimentation d’un petit réseau de micro-irrigation. L’ensemble permet aux familles d’irriguer leurs champs en cas d’interruption des pluies, de pratiquer des cultures de contre-saison (principalement le maraichage) pendant la saison sèche et d’abreuver leurs animaux lors de périodes de sévère sécheresse.

Les technologies employées sont simples, efficaces, performantes. Elles ont fait leurs preuves dans d’autres contextes, mais restent encore peu connues dans la région d’Arusha. Il s’agit donc d’une forme d’innovation pour les agriculteurs de la zone ainsi que pour les autorités locales, notamment les services en charge du développement agricole.

Les familles porteuses de ce projet sont chargées dans un premier temps de creuser le réservoir à proximité de leur champ de case. Ensuite, elles bénéficient d’un soutien financier du programme à concurrence de 50% du cout d’acquisition des équipements nécessaires pour la mise en service du réservoir (bâche géotextile, pompe à pédale, tuyaux d’irrigation).

Dans un premier temps, une centaine de familles de la région d’Arusha sont associées aux programmes en cours grâce à un financement du Ministère des Affaires étrangères du Luxembourg. Des financements complémentaires sont recherchés pour pouvoir étendre rapidement cette expérience à d’autres familles.


Cet article est tiré du numéro 140 du magazine Transitions


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