Rencontre avec Nicolas, volontaire et membre de l’AG.
A l’aube du week-end de campagne 2024, nous sommes allés à la rencontre de Nicolas, membre de l’AG et volontaire à Nandrin.

Depuis combien de temps es-tu volontaire Iles de Paix ?
En 1982, j’ai commencé comme petit vendeur bénévole à l’âge de 12 ans en rentrant au Collège Saint-Servais à Liège (devenu le Collège Saint-Benoît-Saint-Servais). C’était et c’est toujours l’opération « phare » de l’école. La plupart des élèves voulaient y participer. J’ai continué à participer aux campagnes pendant mes études universitaires et au début de ma profession.
Je devais avoir 25 ans lorsqu’il m’a été demandé de succéder au responsable de l’arrondissement de Liège, d’abord avec 3 autres personnes, ensuite seul. Les relations d’amitié tissées depuis plusieurs années avec les responsables de la campagne des Iles de Paix au Collège Saint-Servais (anciens professeurs, chefs de camp ou assistants de Botassart, amis) m’ont directement convaincu d’accepter.
Pour moi, un engagement s’inscrit dans la durée. Depuis lors, j’ai participé à toutes les campagnes annuelles dans ma commune à Nandrin et avec le Collège qui, pour moi, restera toujours associé aux Iles de Paix. Il a fallu rechercher des responsables pour renforcer les secteurs, animer et participer à des conférences de presse à Liège et aux réunions de lancement et de clôture des campagnes ou encore, intégrer le Comité Modules, ce qui m’a permis de rencontrer des responsables des autres arrondissements et déchanger nos expériences. A la dissolution de ce Comité Modules, j’ai rejoint l’Assemblée Générale et j’en suis toujours membre.
Durant toute cette période, j’ai pu me rendre compte de la profondeur et de la force d’Iles de Paix. J’apprécie la qualité des réflexions et des actions mises en place, l’approche et la pertinence des analyses et des projets mis en place. J’apprécie également les qualités humaines et professionnelles des membres des Iles de Paix. J’avoue que j’ai toujours eu un faible pour les interventions de Moha Héni. Lors des réunions de campagne, chaque responsable de secteur repartait motivé et enthousiaste après l’avoir écouté. Sa passion est communicative. Il a gardé le feu sacré, il vit et continue à transmettre le projet de Dominique Pire.
Pourquoi as-tu voulu devenir volontaire ?
Etre bénévole me paraît naturel de par l’éducation que j’ai reçue et de par mes expériences personnelles et professionnelles. Il est agréable de pouvoir agir en dehors de toute notion
d’argent et de rentabilité. La solidarité n’est pas un vain mot. Je suis un optimiste de nature. Malgré l’actualité parfois angoissante, j’ai confiance en la capacité des hommes et des femmes de réfléchir et de trouver des solutions constructives et respectueuses de chacun.
Fais-tu la campagne en famille ? Si oui, que représente la campagne pour vous ?
Depuis que mon fils aîné a eu 4 ou 5 ans, je partage mon engagement avec mes enfants et
nous faisons campagne ensemble, en famille. J’ai l’âge de la Campagne, 54 ans. Je suis marié et père de 4 enfants, 3 garçons, Marc, François et Adrien, âgés respectivement de 25, 23 et 20 ans et 1 fille, Florence, âgée de 16 ans. C’est une véritable joie de partager ces moments et de transmettre à mes enfants des valeurs qui me tiennent à cœur. Mon épouse nous aide dans l’intendance et les déplacements. Mes enfants sont des vendeurs « acharnés ». Leur énergie m’oblige parfois à repartir le dimanche après-midi, malgré la fatigue ou le froid… Les aînés ont continué à vendre, en devant composer avec leurs sessions d’examen. Ce week-end reste un moment attendu pour notre famille.


Une anecdote de campagne ?
Depuis toutes ces années, les anecdotes et les souvenirs sont nombreux. Le passage
symbolique du million de francs récoltés avec le Collège Saint-Servais, ensuite celui des 50.000 €, le jeune homme qui faisait la manche près de moi et qui est venu ensuite acheter un paquet de modules, le bus prêté par les TEC et installé place Cathédrale servant de relais pour les vendeurs avec distribution de chocolat chaud, des journées sous la neige ou sous la pluie, des échanges avec des acheteurs qui avaient rencontré Dominique Pire, des interviews de mes enfants à la radio, l’aîné se vantant de vendre bien mieux que son père,… Récemment, j’ai rencontré une dame qui souhaitait écrire un article sur Iles de Paix dans un journal local. Ignorant ce qu’elle connaissait d’Iles de Paix, j’avais pris de la documentation pour elle.
Notre rencontre fut passionnante, elle a duré près de 2 heures. Cette dame avait connu
personnellement Dominique PIRE ; élève à la Sarte, elle avait lu un discours en sa présence et avait même un livre qu’il lui avait dédicacé. Mais je retiens surtout les rencontres, les moments d’échange et de partage, l’enthousiasme et l’énergie de tous ces jeunes (et moins jeunes) qui s’investissent dans cette opération.
Ton objet préféré de la campagne 2024 ?
Concernant les objets vendus lors de la Campagne, ma préférence reste pour le module, il est symbolique, coloré et les modules peuvent se donner la main. Il a encore beaucoup de succès auprès des acheteurs. J’apprécie certaines innovations et j’achèterai bien sûr le tour de cou.
Où est ce qu’on pourra te rencontrer cette année pendant le week-end de campagne ?
Pendant cette Campagne 2024, je me partagerai entre Nandrin et Liège.