Burkina Faso : Le Projet Tilgbéogo pour renforcer la résilience

Ce samedi 21 septembre, c’est la journée internationale de la paix. Et comme vous le savez certainement, nos équipes au Burkina Faso font face, ces dernières années, à une situation sécuritaire difficile, caractérisée notamment par de nombreux déplacements de population en interne. C’est pour s’adapter à ce changement de contexte qu’est né le récent projet Tilgbéogo («capacité de résilience»).

Dans nos zones d’intervention, au centre-est du pays, l’objectif est d’accroître la résilience des personnes déplacées comme des populations locales, qui sont touchées à la fois par la crise alimentaire et sécuritaire. Au vu des défis déclenchés par l’arrivée massive des personnes déplacées, venues avec des besoins ou des coutumes propres, le renforcement de la cohésion sociale dans ces communautés se retrouve également au cœur du projet.

Outre notre appui habituel à la production maraîchère par le biais de techniques agroécologiques, une attention est donc accordée au développement du vivre ensemble. Concrètement, cela se traduit par la mise en place d’ateliers et de sessions de dialogue permettant à chacun et chacune d’exprimer son ressenti et ainsi prévenir les tensions et incompréhensions pouvant naître au sein des villages. Membres de la communauté, personnes déplacées, jeunes et moins jeunes, autorités locales… Toutes et tous sont invités à participer à ces ateliers.

Afin de renforcer la cohésion sociale, plusieurs sessions de formation sont organisées avec différents publics. Des ateliers de sensibilisation sur le vivre ensemble sont ainsi proposés non seulement aux communautés d’accueil et aux personnes déplacées internes, mais incluent aussi les autorités locales. Des sessions promouvant les dialogues intergénérationnels sont également organisées. Enfin, des émissions de radio sont diffusées pour sensibiliser la population aux défis rencontrés dans les communautés.

Notre partenaire burkinabé «Association Monde Rural» pilote des sessions de dialogue afin de libérer la parole et proposer à chacun et chacune un espace où s’exprimer. De nombreuses techniques d’animation, telles que des études de cas, des exercices pratiques ou encore des ateliers interactifs, sont mises en place afin de prévenir les tensions et renforcer la compréhension mutuelle. Des mécanismes et pratiques propres à la communauté, qui tendaient à être oubliés, ont aussi été remis au goût du jour pour la gestion des conflits.

Dans cette première phase du projet, 230 ménages dans 15 villages ont été invités à participer à ces ateliers. Suite aux premiers échanges, les participants et participantes se sont montrés très enthousiastes et motivés à relayer les apprentissages au sein de leurs communautés. La création d’un espace de discussion leur a paru être une solution pertinente pour régler les petits conflits, dont il est difficile de parler au quotidien. Beaucoup ont exprimé le souhait de voir ces activités s’étendre à d’autres villages et se pérenniser !

L’un des participants à un atelier dans la commune de Baskouré nous a partagé ses impressions :

« La démarche très participative que le facilitateur a utilisée a été très efficace au point où au terme de la rencontre, nous voulions toujours continuer les échanges. Nous avons revisité nos propres pratiques et les trouvons plus que pertinentes dans un contexte où les conflits sont de plus en plus récurrents entre les communautés. Ces cadres d’échanges gagneraient à être organisés autant que possible afin de toucher le plus grand nombre de personnes ! »

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